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Qu’est ce que les aphtes?

Le 15 août 2014, 04:14 dans Humeurs 0

Qui n’a pas déjà souffert d’un aphte dans la bouche ? Les aphtes ne sont pas une maladie grave, mais généralement un désagrément passager. Ils deviennent très gênants quand ils sont mal placés ou quand ils réapparaissent souvent.

L’aphte est une petite ulcération au niveau de la bouche. Il se présente sous la forme d’une érosion de la muqueuse, blanche, entourée d’une zone un peu rouge, parfois le centre est jaunâtre. Les aphtes sont plus ou moins gros, plus ou moins nombreux.

Ils sont le plus souvent situés à la face interne des joues, sur la langue, sous la langue, parfois au niveau des gencives. Selon leur emplacement, les aphtes sont plus ou moins douloureux. Les aphtes ne sont pas contagieux.

Certaines personnes font plus facilement des aphtes que d’autres, ils surviennent dès l’enfance et apparaissent de temps en temps tout au long de la vie. Ils mettent une bonne semaine, voire plus, pour guérir spontanément. Plusieurs aphtes, ou parfois même un seul, peuvent être très gênants, rendant l’alimentation difficile.

Mais attention à un aphte qui dure… il peut être parfois le signe de maladies plus graves. L’avis d’un médecin ou d’un dentiste est recommandé pour s’assurer qu’il s’agit bien d’un aphte.

Les causes

Les aphtes apparaissent spontanément, souvent à la suite d’une blessure avec un objet ou un aliment (une croûte de pain, une arête de poisson) ou après s’être mordu la joue. Par ailleurs, certains aliments favorisent les aphtes : certains fromages, le chocolat, les noix…
Les ulcérations aphteuses peuvent également être favorisées par le stress, par la fièvre, ou par un manque de vitamine B, d’acide folique ou de fer. Chez la femme, elles peuvent survenir au moment desmenstruations.

Quelquefois les aphtes sont dus à une maladie particulière.
Ainsi, la présence d’aphtes peut être le signe de certaines pathologies très spécifiques comme la maladie de Behçet. En plus d’aphtes au niveau de la bouche, il en existe aussi dans la région anogénitale. Cette affection se caractérise également par une atteinte des yeux, des articulations, des vaisseaux… une fortefatigue.

Dans certaines maladies immunodépressives comme le Sida, des aphtes peuvent apparaître. Des médicaments qui diminuent la sécrétion salivaire peuvent aussi favoriser l’apparition d’aphtes. Des personnes suivant une chimiothérapie peuvent souffrir de différents problèmes de la muqueuse buccale (stomatite). Des personnes qui ont reçu un traitement par radiothérapie focalisé sur la gorge ou la bouche souffriront de séquelles à ce niveau, avec un manque important de salive.

Les symptômes

Les aphtes, appelés également ulcérations aphteuses, sont des ulcères superficielles qui peuvent apparaître à l’intérieur de la bouche, sur les muqueuses des gencives, palais, langue… Ils ont l’apparence de petites taches blanches au contour ovale ou irrégulier, entourées par une zone rouge et enflammée. Elles peuvent parfois se former en groupe, mais elles ne sont pas contagieuses.

Quelquefois, avant l’apparition d’un aphte on peut éprouver une légère sensation de picotements dans la zone intéressée.
Les aphtes peuvent avoir un diamètre de 2-5 mm, sauf dans les formes plus graves, qui peuvent arriver à avoir plus d’un centimètre de diamètre : on parle alors d’aphtes géants.
Généralement, les aphtes guérissent tout seuls en une dizaine de jours, sans laisser de cicatrice. Ils peuvent être très douloureux : la douleur se présente surtout quand on mange, et peut gêner lamastication.

Pour les aphtes de plus grande taille, la guérison peut nécessiter de plus de temps (deux-trois semaines). Dans ce cas, il est conseillé de consulter un médecin, pour suivre éventuellement un traitement qui favorise la cicatrisation de l’ulcère.

Quand les aphtes surviennent souvent, et de façon répétitive, on parle d’aphtose voire de stomatite aphteuse. Dans certains cas, ils peuvent être accompagnés de fièvre.
Attention quand un aphte dure plus longtemps, quand un ulcère dans la bouche ne cicatrise pas, l’avis d’un médecin est indispensable. Un prélèvement (biopsie) pourra être nécessaire pour éventuellement diagnostiquer un autre type de lésion, différente d’un aphte.

Les traitements

Généralement, les aphtes disparaissent spontanément en une dizaine de jours, mais ils peuvent être très gênants et douloureux. Heureusement, il existe certains traitements (à base d’anesthésiants et d’antiseptiques locaux) qui peuvent en soulager les symptômes.

Les « petits » aphtes qui surviennent de temps en temps seront traités localement grâce à des bains de bouche antiseptiques et l’application de produits analgésiques (par exemple les produits mis sur les gencives douloureuses des bébés) quand la douleur est ressentie. Il est aussi possible de donner des anti-inflammatoires locaux.

Les aphtes récidivants et douloureux pourront être traités par des médicaments spécifiques (colchicine, corticothérapie…) par voie générale.
Un traitement local simple permet de soulager la douleur : bains de bouche et utilisation de produits analgésiques, suffisent le plus souvent.

Un traitement pour éviter les récidives
Évidemment, si une dent est responsable d’une blessure chronique et de l’apparition d’un aphte, il faut aller voir son dentiste qui éliminera la partie irritative ou qui fera le nécessaire pour rétablir l’équilibre entre les dents. Il est important d’avoir une bonne hygiène dentaire… sans toutefois multiplier la prise de bains de bouche (au risque de perturber l’équilibre de la flore buccale).
Et si les aphtes sont dus à certains aliments, la meilleure solution est de les éviter.

Comment faire des dents cassées?

Le 15 août 2014, 04:11 dans Humeurs 0

Vous venez de vous casser une dent et vous vous posez milles questions : faut-il garder la partie cassée de la dent ? Faut-il voir un dentiste d’urgence ?

En cas de dent cassée, pas de panique ! Il faut commencer – si possible – par récupérer le morceau de dent et courir chez le dentiste ! Lorsqu’on se casse un bout de dent, on doit éviter de le plonger dans de l’eau qui détruit les cellules de l’intérieur de la dent (pulpaires). Il faut le récupérer au plus vite et le mettre dans :
> de la salive,
> du sérum physiologique,
> du lait,
> ou du film plastique alimentaire.

Dans le cas d’une dent expulsée de son alvéole, il faut agir sur place, en tâchant de remettre la dent en place sans la rincer avec un produit agressif, ni de l’alcool.

Dans tous les cas, on doit consulter un dentiste au plus vite (de préférence dans les 24 heures), adulte comme enfant. Un examen approfondi permet de déterminer s’il y a des lésions cachées à la racine ou sur le nerf. Une radiographie peut être nécessaire avant de commencer les soins, pour comprendre si les lésions touchent également la racine de la dent ou le nerf.

Les causes

La cause de la fracture d’une dent peut être un traumatisme. Lésions, fracture, expulsion… A la suite d’un choc, d’une chute, d’un accident au niveau de la dentition, une ou plusieurs dents peuvent être atteintes.

Le traumatisme peut être plus ou moins visible. Ainsi, la dent risque d’avoir subi des lésions internes, une fracture, d’être déplacée dans son alvéole osseuse, voire même expulsée. Les accidents dentaires de ce type sont assez fréquents chez les enfants.

A part les causes accidentelles, d’autres facteurs peuvent également être à l’origine d’une dent cassée. La fracture d’une dent peut être due un affaiblissement de la dent à cause d’une carie, d’une « dévitalisation » ou d’une parodontite (inflammation du parodonte) : le processus de fragilisation de la dent commence par une fêlure de laquelle on ne se rend pas compte, pour après provoquer la fracture de la dent.

Une grosse obturation peut provoquer parfois une fracture d’une dent, et cela parce que le matériel utilisé pour reconstruire la dent est souvent plus résistent que l’émail. Avec le temps, à cause de la pression de ce matériel sur l’émail lors de la mastication, la dent peut se casser.
Le bruxisme (serrements ou des grincements anormaux et involontaires de dents) peut également mettre en danger les dents et en plus d’une usure des dents, le bruxisme risque de provoquer la fracture d’une dent si celle-ci est fragile.

Les traitements

En cas de dent cassée, les traitements seront différents selon le traumatisme.
Une fois la nature du traumatisme identifiée, le dentiste pourra reconstituer la dent au mieux. Quand il n’y a pas d’atteinte pulpaire (nerf + vaisseaux), le praticien recolle le morceau de dent ou “construit” une réplique en résine. S’il y a atteinte pulpaire, le dentiste généralement dévitalise la dent puis la reconstruit en résine, ou pose une couronne. Lorsque la racine est atteinte, la dent doit être extraite.

Chez l’enfant, un choc sur une dent de lait doit être pris au sérieux car il peut avoir endommagé le germe de la dent définitive. En cas de traumatisme touchant une dent définitive, le dentiste effectue les premiers soins nécessaires. Puis généralement en fin de croissance de l’enfant, il effectuera une reconstruction définitive.

Une protection est recommandée dans certains sports. En cas d’activité physique à risque pour les dents, il est recommandé de se faire confectionner un protège-dents par un dentiste, spécialement adapté à sa mâchoire et à sa dentition. Cette protection est fabriquée en prenant des empreintes au cabinet du dentiste.

L’Assurance maladie rembourse une consultation et une reconstruction à hauteur de 70%. Les soins dentaires de reconstruction reviennent beaucoup plus chers que ce que prévoit la Sécurité sociale. Les aides d’une assurance complémentaire ou d’une mutuelle sont essentielles, surtout si une couronne voire un bridge sont nécessaires !

Pourquoi serait le dechaussement dentaire?

Le 15 août 2014, 04:06 dans Humeurs 0

Des saignements de gencives lors du brossage, des dents qui paraissent plus longues et plus espacées, ou qui deviennent mobiles : voilà les signes de la parodontite, ou déchaussement dentaire. La seule solution pour stopper cette maladie des gencives est de consulter régulièrement un chirurgien-dentiste.

Le déchaussement dentaire est dû à une pathologie chronique inflammatoire des gencives d’origine infectieuse, la maladie parodontale (ou parodontite). Elle s’installe lentement et progressivement, et n’engendre pas de symptômes douloureux dans ses premiers stades.

La première phase de la maladie parodontale est la gingivite, une inflammation des gencives liée à la présence de la plaque dentaire et de tartre sur la surface des dents, et dans les sillons gingivaux. Le premier signe d’alerte de la gingivite est le saignement gingival : les gencives sont rouges et gonflées, elles saignent lors des brossages.

Si on ne traite pas la gingivite dès son premier stade, elle va évoluer vers une parodontite : une destruction des ligaments qui maintiennent la dent dans son alvéole osseuse. Cela provoque une rétraction de la gencive qui laisse désormais apercevoir une partie de la racine de la dent. Et donc un déchaussement dentaire.

Les dents paraissent plus longues puisque leur tissu de soutien tend à disparaître ; elles deviennent aussi de plus en plus mobiles, jusqu’à risquer de tomber spontanément.

Les causes

La première cause de la maladie parodontale, qui est à l’origine du déchaussement dentaire, est l’accumulation de tartre sur les dents.

La plaque dentaire est une substance composée de salive, de débris alimentaires et de bactéries. Si elle n’est pas éliminée correctement lors du brossage, elle se transforme en tartre, un enduit de plaque dentaire calcifiée qui ne peut être éliminé que par un détartrage effectué par le chirurgien-dentiste. Avec le temps, si le tartre n’est pas ôté, il provoque une inflammation de la gencive.

Un patient souffrant de diabète a plus de risques de souffrir d’un déchaussement dentaire, de
développer une maladie parodontale. La réponse aux inflammations et aux infections locales est moins bonne chez les personnes diabétiques qui ont aussi une moins bonne vascularisation du tissu gingival.

Chez les patients fumeurs, le risque de parodontite est également accru, à cause de l’effet de la fumée de la cigarette : l’action physique de la chaleur et celle chimique des composants de la fumée, peuvent être à l’origine d’une moins bonne vascularisation du tissu gingival et favoriser une parodontite.

Enfin, le scorbut (une carence en vitamine C) peut favoriser un déchaussement des dents ; cependant, ce déficit très important en vitamine C est aujourd’hui rare.

Les traitements

Le traitement du déchaussement dentaire dépend de l’état d’avancement de la parodontite. Sur la base de l’état de progression de la maladie, le chirurgien-dentiste choisira le traitement le plus adapté à effectuer.

Il traitera d’abord la gingivite par un détartrage, pour débarrasser les dents du tartre et des bactéries qui l’accompagnent. Quand on a malheureusement passé le stade de la gingivite, il y a deux traitements possibles :

1 – Le surfaçage 
Le surfaçage est un traitement de détartrage profond, qui permet au chirurgien-dentiste d’intervenir sous le niveau de la gencive, pour éliminer la plaque dentaire ou le tartre qui se trouvent entre la gencive et la racine de la dent, au niveau des poches gingivales. Cette élimination mécanique de la plaque et du tartre, est associée à l’utilisation d’un antiseptique pour tuer les bactéries qui sont en partie responsables du déchaussement dentaire. En fonction de la maladie parodontale à traiter et du caractère de l’infection, une prescription d’antibiotique peut être associée au traitement de surfaçage.

Parfois ce traitement n’est pas suffisant pour bien éliminer toutes les plaques de tartre. On passe alors à un surfaçage avec un lambeau : on va décoller la gencive pour avoir une vision directe sur les racines de la dent, pour être sûr de bien nettoyer l’intégralité des poches gingivales.
Le surfaçage n’est pas pris en charge par la Sécurité sociale et peut coûter entre 300 et 500 euros.

2 – La greffe gingivale
La greffe gingivale est un traitement effectué pour pallier à des problèmes esthétiques liés au déchaussement dentaire : une partie des racines des dents est découverte, les espaces entre les dents sont devenus plus larges, créant des triangles interdentaires noirs disgracieux.

Quand le déchaussement des dents est déjà prononcé, le chirurgien-dentiste peut donc proposer au patient une greffe gingivale. Cette intervention chirurgicale consiste à reconstruire une partie de la gencive manquante à partir d’un morceau de tissu prélevé au niveau du palais du patient.
La greffe gingivale se pratique sous anesthésie locale. Après l’intervention, pour permettre au palais et aux gencives de bien cicatriser, il est recommandé de ne pas fumer.

La greffe de gencive est un traitement qui n’est pas pris en charge par la Sécurité sociale, et elle coûte en moyenne 500 euros.

La prévention

Le chirurgien-dentiste peut traiter la parodontite, mais pour stopper le phénomène de déchaussement gingival, le patient doit avoir une hygiène bucco-dentaire très rigoureuse.
Si le patient n’élimine pas correctement la plaque lors des brossages, la maladie parodontale peut redémarrer et les dents vont continuer à se déchausser.
Il est également recommandé de faire deux détartrages par an chez le chirurgien-dentiste pour prévenir une nouvelle parodontite.

Conseils pour brosser les dents sans les agresser :
> Utiliser une brosse à dents souple ;
> Brosser les dents deux à trois fois par jour, après les repas, pendant au moins deux minutes ;
> Après chaque brossage, passer une brossette interdentaire entre les dents pour être sûr de bien éliminer la plaque.

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